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Le CV des candidats à la présidentielles: les embaucheriez vous ?

Au travail, on reçoit le magasine "Newzy". Cette semaine, il y avait un article "Si les candidats à l'élection présidentielle cherchaient un emploi, qui recruteriez vous ?"

Devine qui vient bosser lundi...

Nous allons élire l’un d’entre eux pour cinq ans. Cinq ans de vœux de bonne année à la télévision et de « pshitt » pour le 14 juillet... Mais les supporteriez-vous au quotidien dans votre boîte ? Quel genre de manager feraient-ils ? Les embaucheriez-vous et à quel poste ? Pour nous aider à répondre à ces questions, nous avons demandé à des chasseurs de têtes d’ausculter le profil professionnel des candidats à l’élection présidentielle.

 

France Inc. : Si la France était une entreprise, qu’y feraient nos candidats ?

A quel poste les recruteriez-vous ?

La campagne électorale dévoile qualités et faiblesses de nos candidats. Pour chacun d’eux, nous avons demandé à des chasseurs de tête, des coachs et des dirigeants d’imaginer un avenir en entreprise.

Fine lame : Nicolas

Au baromètre des recruteurs, Nicolas occupe logiquement la première place : fonceur, ambitieux, nerveux... Un placement de père de famille pour investisseur en hauts potentiels ! Peut-être le futur p-dg d’une entreprise du CAC 40 ?
La plupart des chasseurs de têtes sont prêts à l’envoyer au feu sur des missions à hauts risques : restructurer une entreprise stratégique dans la tourmente (EADS), piloter un géant mondial de l’automobile (PSA ou Renault). Mais il ferait aussi l’affaire à un poste de dg (meneur d’hommes), de directeur commercial (la culture du résultat), voire de Daf (rigueur, sens de l’anticipation, capacité à affronter l’impopularité).
Pas question en revanche de le laisser se morfondre dans une direction régionale – sauf à lui accorder une quasi-indépendance : « Il fonctionne comme une rock star shootée aux médias. C’est son atout et son gros handicap : par besoin d’être aimé, il n’hésitera pas à infléchir sa stratégie. S’il prend la grosse tête, la mégalomanie le guette. Mais s’il est privé de visibilité, il dépérira », estime Wilhelm Laligant, dg d’Advancers Executive, chasseur de têtes.
Un peu comme Jean-Marie Messier : capable de susciter l’enthousiasme autour de sa personne... et de finir dans le fossé pour cause de folie des grandeurs. Bref, cet homme qui aime à s’entourer a besoin d’un repère central dans sa vie pour le ramener à la réalité.
Son coach s’appelle Cecilia... « Pour convaincre un employeur, il lui faudrait sans doute lisser son côté tranchant et agressif, juge Francis Girard, coach chez BPI-Leroi Consultants. Mais il centre son discours sur les résultats et les réalisations : c’est ce que les recruteurs attendent. »

On le verrait aussi…
– Responsable de la sécurité : oui, je sais, c’est facile...
– Directeur de l’informatique : « Parce qu’il a la capacité à gérer des demandes contradictoires sur des projets à long terme », dixit le DRH d’un grand groupe de distribution

Fine lame : Ségolène

« Ségolène a besoin d’adhérer à son produit pour le défendre. » Francis Girard, coach

Ambitieuse, autoritaire, mais aussi séductrice, innovatrice... Ségolène a de solides atouts à faire valoir face au parangon du brick and mortar qu’elle défie sur son propre terrain. Mais, prudents, les recruteurs la casent plutôt à des postes fonctionnels, dans des secteurs « féminins », comme le luxe (LVMH), les loisirs (Le Vieux Campeur), le social...
C’est qu’« à la différence de Nicolas, Ségolène a besoin d’adhérer à son produit pour le défendre », estime Francis Girard, coach. Or, cette quête du sens la prive trop souvent de la première place au casting des dirigeants. Ségolène doit faire ses preuves au marketing ou à la communication, où ses talents devraient logiquement éclater, par exemple à la tête d’Euro RSCG. « En deux ans, elle a renouvelé le marketing politique avec ses débats », martèle Pierre Blanc-Sahnoun, coach. Mais l’élève Ségolène doit éprouver son art du management : « Elle a encore besoin des autres pour se construire. Il lui faut renforcer la cohésion de son équipe », note Henri Micheron, directeur général de Quadra et chasseur de têtes. Car elle se trouve en réalité dans la situation d’une dg par intérim, appelée en urgence pour redresser une boîte à la dérive.
Il lui faut à la fois créer un consensus autour d’elle, en rencontrant la base, et lutter au quotidien contre les cadres en place qui cherchent par tous les moyens à lui glisser des peaux de banane sous les pieds sous le regard impuissant du mentor qui l’a imposée à son staff. « Dans cette situation chaotique, cette cadre junior, qui aurait besoin d’un coach solide, a remarquablement tenu son pari », souligne Jean-Christophe Chamayou, dg d’Elitis, chasseur de commerciaux. « Elle apprend vite, elle réagit vite, elle a mis sur pied une équipe efficace pour organiser sa remontée d’informations. Moi, je lui propose tout de suite la direction d’un groupe industriel du CAC 40. »
Un point partout.

On la verrait aussi…
– Actrice dans Trop belle pour toi (un coach victime du star system).
– Directrice juridique de L’Oréal ou patronne de la Fnac (Marc Lamy, dg de Boyden, chasseur de têtes).

Second couteau : François 

En voilà un qui a loupé sa vocation ! François était un directeur des ressources humaines né. Et pas n’importe où : dans un grand groupe public, comme la SNCF ou La Poste. Le privé pur et dur, ce n’est pas pour lui. Mais les gros enjeux sociaux, oui. D’où la SNCF : « Un poste à hauts risques, où il faut savoir alterner fermeté et souplesse, être rassembleur sans craindre le conflit, bref se positionner au centre », souligne Wilhelm Laligant. Et ça, Bayrou sait y faire : l’homme a survécu à tous les appels d’offre de ses gros concurrents de gauche et de droite.
Son principal fait d’armes, la fameuse gifle, a « marqué les esprits, poursuit Wilhelm Laligant. Voilà un homme posé, ouvert à la discussion, mais qui est aussi capable d’un geste de fermeté. » Mais c’est son désir de rapprocher les contraires que retiennent les déchiffreurs de profil professionnel : « Il cherche à dépasser les clivages pour mettre tout le monde au travail. C’est exactement ce que mes clients attendent de leur futur DRH », s’exclame Alexandre Noto, dg de Concerto.

On le verrait aussi…
- Directeur de magasin en province, « parce qu’il incarne la région et la proximité » (le DRH d’un grand groupe de distribution).
– « Responsable de collection dans une maison d’édition » (Jean-Claude Picot, ex-DRH d’un grand groupe de distribution).

Second couteau : Jean-marie

Aux antipodes de François, son rival au poste convoité de « troisième homme », Jean-Marie. Pour lui, deux pistes de reconversion sont envisageables : directeur de la sécurité – en raison de l’impeccable organisation du service d’ordre du FN – ou patron d’une PME régionale où s’exercera pleinement son talent d’autocrate « à l’ancienne ».
Troisième hypothèse : directeur commercial régional dans la grande distribution. « C’est un métier où il faut savoir tenir son équipe à la culotte. Et il possède cet humour un peu gras de représentant de commerce », souligne Jean-Christophe Chamayou, d’Elitis. à ce poste, Jean-Marie aura l’occasion d’utiliser son bagout féroce. Il aura en effet à défendre « ses » commerciaux contre les techniciens du siège, qui le détestent parce qu’il met « à sa sauce » leur belle stratégie peaufinée loin du terrain et de ses réalités.

On le verrait aussi…
– À la retraite : parce qu’à bientôt 80 ans, « c’est le moment s’il veut en profiter un peu » (un patron de PME).
– Entrepreneur de pompes funèbres, « parce qu’il enterre la démocratie » (Jacques Séguéla).
Je passerai sous silence les autres candidats car mon article serait beaucoup trop long...

Vos commentaires

1 Le Mercredi 21 Mars 2007 à 23:38 GMT+2, par maman

pour sarco, j'ai rien compris , il manque des mots ou je suis fatiguée
Ségolène, c'est assez juste
Le Pen, à la retraite ca lui irait comme un gant (de boxe) !!!!

2 Le Vendredi 23 Mars 2007 à 11:30 GMT+2, par Liza

Ben si on les embauche, embauchons-les en "contrat-sursis" : c'est un nouveau contrat : à la moindre erreur, hop, dehors ! ;) Mais après ils peuvent se faire pardonner et revenir, mais au bout de trois "virages", la partie est terminée !
Hihi !
Oui, oui, il faut refaire la démocratie !

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